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Equinoxes 2020: Saisir l'intime / Grasping the Intimate

CALL FOR PAPERS

Saisir l’intime / Grasping the Intimate 

April 17–18, 2020 | Brown University | Providence, Rhode Island

Keynote: Stéphanie Boulard

Associate Professor of French, Georgia Institute of Technology

The notion of Saisir l’intime / Grasping the Intimate stands continually as a central preoccupation of both artistic expression and social discourse. It includes not only the more general understanding of what is “intimate” (private interior space, intimacy between bodies, closeness), but also signals a form of intimacy which emerges when genres cross-fertilize, calling into question the boundaries of the genres themselves. With this in mind, the French word saisir has been deliberately invoked in the context of this conference, and its dual meaning is essential to what we hope to explore during Équinoxes 2020.  On the one hand, saisir means simply to understand, while on the other it denotes to seize. This conference’s theme, Saisir l’intime / Grasping the Intimate, endeavors to attend to the particularities of trans-medial artistic discourses around intimacy as a contested zone of contact circumscribed by care, eroticism, and love that does not exclude an intimacy seized, demanded, or imposed. To this end, we invite a wide range of critical interventions across disciplines in a French and Francophone context that explore this grasping of the intimate – an enigmatic space which is continually resistant to capture and definition. Specifically, how might textual, musical, and visual art, either alone or in combination, contribute to understandings of grasping the intimate? How, for example, are words and music in song a form of intimacy, or how might one consider the relationship between audience and performer, or reader and author, as something irrevocably separate but also decidedly intimate? Moreover, how can thinking through questions of grasping the intimate in these ways help to address legacies of colonialism and conflict that take into account the violences of intimacy and the intimacies of violence? How might gendered language(s) be tantamount to a form of regulation of both intimate and public personhood? Broadly, this conference hopes to push us towards grasping the complex and at times seemingly inarticulable and insaisissable intimate, asking the questions: as various media and spaces interact, how is intimacy provoked, enlivened, or illuminated? Or, how might intimacy constrain, fragment, or transform relationships within and between artforms, bodies, and discourses? By centering the terrain of intimacy, Équinoxes 2020 aims to foreground the domain of lived experience that so often falls out of dominant narratives and hegemonic ways of knowing.  

We invite papers that engage with: 

  • Musicology / Ethnomusicology
  • Literature and Literary Arts 
  • Visual Arts and Architecture 
  • Performance Studies
  • Theater, Opera, Dance
  • Postcolonial Studies 
  • Queer studies 
  • Gender and sexuality studies 
  • Politics / Political theory 
  • Translation 
  • Philosophy
  • History
  • Anthropology 
  • Media Studies 
  • Sociology
  • Sound studies

Possible topics of discussion might include:

  • Following / pursuing / stalking
  • Distance / proximity
  • Private / public 
  • Interior / exterior 
  • Love 
  • Eroticism
  • Violence
  • Colonialism
  • Silence / enunciation 
  • Regulation / repression 
  • Meanings of home 
  • Technologies of intimacy 
  • Harmony / dissonance 
  • Autobiography and autofiction 
  • The sacred / profane
  • Photography and memory
  • Friendship / family

Graduate students who wish to participate in the conference should submit an abstract of no more than 250 words. Abstracts must be sent, as attachments, to [email protected] before January 15, 2020. Emails should include the author's name, institutional affiliation, and contact information. Presentations, whether in English or in French, should not exceed 20 minutes.

 




APPEL À CONTRIBUTIONS

Saisir l’intime / Grasping the Intimate

17-18 Avril 2020 | Brown University | Providence, Rhode Island

Conférence plénière : Stéphanie Boulard

Professeure associée de Français à Georgia Institute of Technology 

Saisir l’intime agit comme une préoccupation centrale et continue de l’expression artistique sous toutes ses formes. Non seulement ces termes concernent-ils l’entendement général de ce qu’est “l’intime” (espace intérieur et privé, l'intimité entre les corps, la proximité), mais ils soulèvent également un certain type d’intimité qui émerge de l'inter-fécondation de genres, remettant alors en question les frontières même de ces genres. Le terme “saisir” est invoqué de façon délibérée dans le contexte de cette conférence et la nature double de son sens est essentielle aux explorations qu’Équinoxes 2020 souhaitera entreprendre. Si, d’une part, le mot “saisir” veut simplement dire comprendre, il dénote d’autre part l'idée de s’emparer. Le thème de cette conférence, Saisir l’intime, souhaite s’atteler aux particularités de discours transmediaux autour de l'intimité en tant que zone controversée de contact, délimitée par les notions de soin, d'érotisme et d’amour. Une zone qui n’exclut pourtant pas une intimité emparée, exigée ou imposée. A cette fin, nous invitons une vaste gamme d’interventions, de toutes disciplines et ancrées dans des contextes français ou francophones, qui explorent cette saisie de l’intime - un espace énigmatique qui résiste continuellement aux encapsulations et définitions. Plus spécifiquement, de quelles manières les arts visuels, musicaux ou textuels, seuls ou combinés, contribuent-ils à comprendre ce que veut dire saisir l’intime ? Comment, par exemple, percevoir mots et musique comme une forme d'intimité dans le domaine du chant ? De quelles façons peut-on considérer le rapport entre auditoire et interprète ou entre lecteur et auteur comme quelque chose d'à la fois irrévocablement distinct et incontestablement intime ? Par ailleurs, en quoi de tels questionnements sur ces manières de saisir l’intime peuvent-ils adresser les legs coloniaux ou des conflits tenant compte des violences de l’intime ou de l'intimité de la violence ? Comment le(s) langage(s) de/du genre peuvent-elles équivaloir à une certaine régulation de l’intime et du public au sein de l'identité individuelle ? Dans son ensemble, cette conférence aspire à nous mener en direction d’une compréhension de l’intime, complexe et censément inarticulable et insaisissable, posant alors ces questions : face à l’interaction de différents médias et espaces, comment l'intimité se voit-elle provoquée, animée, ou éclairée ? Ou bien encore, en quoi l'intimité peut-elle contraindre, fragmenter ou transformer les relations entre formes d’arts, corps et discours ? En plaçant le champ de l'intimité à son épicentre, Équinoxes 2020 aspire à mettre en avant le domaine de l'expérience vécue qui, bien trop souvent, échappe aux récits dominants et aux modes hégémoniques de la connaissance.

Nous invitons des contributions qui engagent un dialogue avec :

  • La musicologie et l’éthnomusicologie
  • La littérature et les arts littéraires
  • Les arts visuels et l’architecture
  • Les études de performance 
  • Le théâtre, l’opéra, la danse
  • Les études postcoloniales
  • Les études “queer”
  • Les études de genre et de sexualité 
  • La politique et la théorie politique 
  • La traduction 
  • La philosophie
  • L’Histoire
  • L’anthropologie
  • Les études des médias 
  • La sociologie 
  • Les études de son 

Certains thèmes de discussion peuvent inclure :

  • Suivre / poursuivre / traquer
  • Distance et proximité
  • Privé et public
  • Intérieur et extérieur
  • L’amour
  • L’érotisme
  • La violence
  • Le colonialisme
  • Silence et énonciation
  • Régulation et répression
  • Les significations du chez-soi
  • Les technologies de l’intimité
  • Harmonie et dissonance
  • Autobiographie et autofiction
  • Le sacré et le profane
  • La photographie et la mémoire
  • Amitié et famille

Les étudiants qui souhaitent participer à la conférence sont tenus de soumettre une proposition de communication de 250 mots maximum. Les propositions de communication doivent être envoyées en pièces jointes à [email protected] avant le 15 janvier 2020. Tout courriel doit inclure le nom de l’auteur, une affiliation institutionnelle et des coordonnées personnelles. Les communications, en anglais ou en français, sont tenues de ne pas excéder 20 minutes.