Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes
Equinoxes

Number 10

Fall/Winter 2007-2008

Call For Papers: "l'errance"

Number 10 (Fall/Winter) 2007-2008

 

Errance.  Errer.  What images do this noun and verb conjure up?  Medieval knights, perhaps, setting out on a quest, traveling far and wide, seeking adventure?  Wandering tribes, nomads, vagabonds in constant movement across the lands? Or rather, city strollers, aimlessly moving through familiar streets?  Do we always (or only) imagine errance as a body in motion? 
   
At its origins, the verb errer means quite simply to go, as an errant knight would go forth into the great unknown to fulfill his chivalrous duties.  While the verb, to this day, has not lost this first connotation, during the Renaissance it becomes associated with errata, or lists of typographic errors that accompanied printed texts.  Although this verb no doubt ultimately gains its double meaning over an extended period of time, one must wonder if it is in fact at this moment that errer takes on an ethical connotation, that of “to make a mistake”, “to be incorrect” or “to stray from” one’s path or (supposed) intended direction.

It would seem to be such errances that are at stake in 18th-century dialectics between passion and reason, where passion is viewed as reason gone astray.  Is it a question of distraction, rather benign and innocent?  Or of a stronger and potentially more dangerous rupture with the laws of reason and reasonable behavior, something akin to transgression?  What do we make of the metaphysic nature of this type of errance

This brings to light another interesting point, that of the role of social conventions, truth and ethics in the manifestation and interpretation of errance throughout different historical contexts. Indeed, how do we explain the close link between the flâneur, urban wanderer extraordinaire, and the phenomenon of modernity?  Do we see errance here as its symptom or its effect? In the 20th-century, a different type of errance seems to emerge in literature: textual, stylistic errance. In this context, Proust’s digressions and the automatic-writing of the Surrealists readily come to mind.

Finally, and more recently, other paths have opened up which are also worth exploring: In a time of ‘post’ societies (post-structural, post-modern, post-colonial), how is the topic conceptualized in literature and in other artistic media? How have war and decolonization shaped certain visions and practices of errance?

Equinoxes invites graduate students to submit articles for publication in our Fall/Winter issue, entitled “L’errance”.  Along with scholarly papers in the context of French and Francophone culture (literature, cinema, theory, visual arts), we encourage the submission of creative writing, book reviews, and essays which may be published under the rubric “À propos”.

Contributions should be sent to Equinoxes@brown.edu (including the author's name, affiliation and contact information in the body of the message and the text in attachment). Please send full papers by October 31, 2007. Articles must be MLA style and between 2500 and 3500 words in length, double-spaced.

-----------------------------------


Appel à contribution: “L’errance”
Numéro 10 (Automne/Hiver) 2007-2008

Errance.  Errer.  Quelles images ces termes évoquent-ils? Des chevaliers médiévaux en quête d’aventures, des tribus errantes, des nomades, des vagabonds en mouvement constant ? Ou peut-être évoquent-ils des flâneurs déambulant sans but parmi des rues familières ? Notre imaginaire les associe-t-il toujours à l’idée de ‘corps en mouvement’ ? 

À l’origine, le verbe errer signifie tout simplement aller, à l’image du chevalier errant. Cette connotation du verbe est toujours valable de nos jours. Pendant la Renaissance, il est associé à l’errata, c’est à dire à la liste des fautes survenues dans l’impression d’un ouvrage. Même si la double connotation de ce verbe n’est développée qu’au fil des siècles, on peut se demander si c’est justement à cette époque que le verbe errer prend une connotation éthique, celle de « se tromper », « avoir une fausse opinion », ou même « s’écarter, s’éloigner de la vérité ». Ce serait ce dernier sens qui imprègnerait la dialectique entre passion et raison qui soustend le XVIIIe siècle, dans laquelle la passion est considérée comme étant un égarement de la raison.

Ceci nous amène aussi à considérer le rôle des conventions sociales, de la vérité et de l’éthique dans les manifestations de l’errance à travers divers contextes historiques. Quel est le lien entre le flâneur, cet errant urbain, et la modernité? L’errance en est-elle un symptôme ou un effet? Au XXe siècle, un type différent d’errance voit le jour en littérature: l’errance au cœur même du style d’écriture, qu’on pense aux longues phrases proustiennes ou à l’écriture automatique des surréalistes, par exemple.

Le monde actuel est aussi riche de thématiques reliées à l’errance: dans une époque “post-structuraliste”, “post-moderne”,  “post-coloniale”, comment se conceptualise l’errance, que ce soit en littérature ou dans d’autres domaines artistiques? Comment, par exemple, la décolonisation a-t-elle influencé certaines visions et pratiques de l’errance?

Equinoxes fait appel aux propositions d'articles pour son numéro Automne/Hiver intitulé "L'errance." Nous invitons des doctorants de toutes les disciplines à soumettre des articles ayant rapport aux évocations littérales ou symboliques de l'errance dans le contexte culturel français et francophone (littérature, cinéma, théorie, arts visuels, etc.), ainsi que des essais et des comptes rendus susceptibles d’apparaître dans la section « À propos ».

Veuillez nous faire parvenir les articles par courriel à l’adresse électronique suivante : Equinoxes@brown.edu. Le nom de l’auteur, son affiliation et ses coordonnées doivent figurer dans le corps du message et l’article en entier devrait être joint en attachement. Nous ne demandons pas de résumé, mais nous espérons recevoir les articles au plus tard le 31 octobre 2007. Les documents doivent être conformes au format MLA* et leur longueur devrait comporter entre 2500 et 3000 mots (au plus 10 pages, avec police 12 et double interligne).

*Pour le format MLA, vous pouvez consulter la page suivante :
http://owl.english.purdue.edu/owl/resource/557/01/