Descriptions des films

We Eat Socca Here, Scott Petersen (2019 ; 9 min)  
L’histoire cachée d’une spécialité locale salée, qui ne se trouve que sur la Côte d’Azur et dans la région. La socca jouit d’une importance historique et culturelle dont la portée l’emporte largement sur ses quatre ingrédients simples et rustiques.

 

Varda par Agnès​, Agnès Varda, Didier Rouget (2019)
Documentaire imprévisible et fascinant, le nouveau long métrage documentaire d’Agnès Varda met en lumière son expérience en tant que réalisatrice, présentant un aperçu personnel de ce qu’elle appelle « la ciné-écriture ». La « Reine du cinéma français » Agnès Varda revient avec un nouveau documentaire après sa nomination aux Oscar pour son formidable Visages, villages.

 

Grâce à Dieu​, François Ozon (2019)
Alexandre habite à Lyon avec sa femme et leurs enfants. Un jour, il découvre que le prêtre Bernard Preynat, qui l’a violé lors d’un camp scout quand il était petit, est encore en contact avec des enfants. Il commence une lutte pour la justice, avec deux autres victimes François et Emmanuel, en essayant de rassembler le plus grand nombre de témoignages possible. Mais cette lutte va aussi les mener à s’interroger sur leur vie, leurs relations et leur croyance et à affronter leurs familles. Ce film est basé sur une histoire vraie.

 

Fête de Famille, Cédric Kahn (2019)
 « Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et je voudrais qu’on ne parle que de choses joyeuses. » Andréa (Catherine Deneuve) ne sait pas encore que l’arrivée « surprise » de sa fille aînée, Claire, qui a disparu depuis trois ans et qui est désormais bien décidée à reprendre ce qu’on lui doit, va bousculer le programme et provoquer une querelle de famille pendant la fête des 70 ans d’Andréa. Ce casting choral exceptionnel dresse le portrait d’une famille dysfonctionnelle et co-dépendante, qui pousse les spectateurs à s’interroger sur leurs propres sagas familiales.

 

heavheavIt Must Be Heaven, Elia Suleiman (2019)
ES quitte la Palestine à la recherche d’une patrie alternative, pour se rendre compte que la Palestine le poursuit. La promesse d’une nouvelle vie se transforme en une comédie d’erreurs : où qu’il aille, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle toujours ses origines. Du réalisateur primé Elia Suleiman, une saga comique qui explore l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans laquelle Suleiman pose la question fondamentale : où est le lieu où l’on se sent vraiment chez soi ?

 

Zombi Child, Bertrand Bonello (2019)
Haïti, 1962 : un homme revient d’entre les morts seulement pour être envoyé dans l’enfer des champs de canne à sucre. A Paris, 55 ans plus tard, dans le pensionnat prestigieux de la Légion d’Honneur, une jeune Haïtienne avoue un vieux secret de famille à un groupe de nouveaux amis, sans imaginer que cette histoire étrange va convaincre un camarade de classe au cœur brisé de commettre l’impensable.

 

Africa Mia​, Richard Minier, Edouard Salier (2019)
1964 : dans ce documentaire situé au beau milieu de la guerre froide, dix jeunes musiciens prometteurs originaires du Mali se rendent à Cuba pour étudier la musique et renforcer les liens culturels entre les deux régimes socialistes. Ils inventent ensemble un tout nouveau genre, la musique afro-caraïbe, et forment le groupe emblématique « Las Maravillas de Mali ». 2000, jour de la Saint-Sylvestre : un producteur français, Richard Minier, rencontre un ancien membre du groupe à Bamako et décide de reformer le groupe.

 

L'extraordinaire voyage de Marona, Anca Damian (2019)
Dans ce film d’animation pour adultes, Marona est un labrador croisé qui a déjà eu plusieurs maîtres. Sa personnalité est étroitement liée à celle des humains qu’elle rencontre. Après un accident, elle se remémore ses expériences dans différentes maisons. Au fur et à mesure que Marona voyage dans son passé, un portrait empreint d’empathie et d’amour se dégage de cette belle histoire pleine d’émotion d’une chienne normale et de sa vie extraordinaire.

 

La fille au bracelet, Stéphane Demoustier (2019)
Lise a 18 ans et habite avec ses parents dans une maison bourgeoise à Nantes. Elle vient de passer son bac. Mais depuis deux ans, elle porte un bracelet électronique et est prisonnière dans sa maison — elle est accusée du meurtre de sa meilleure amie. Elle l’aurait tuée pour se venger de l’avoir humiliée sur les réseaux sociaux. Ce drame judiciaire, captivant et bien joué, est adapté d’un fait divers par le réalisateur Stéphane Demoustier. Un portrait psychologique, empreint d’ambiguïté, qui repose sur la question : est-elle coupable, ou non ?

 

Chambre 212​, Christophe Honoré (2019)
20 ans après son mariage, Maria (Chiara Mastroianni) décide de quitter le domicile conjugal. Dans cette histoire qui mêle comédie et magie, elle s’installe dans la Chambre 212 d’un hôtel voisin. De là, elle a une vue imprenable sur son appartement, son mari, et son mariage. Elle se demande si elle a fait le bon choix, mais beaucoup de ses proches ont leur propre opinion sur la question et sont bien décidés à la partager avec elle.

 

L.A. Tea Time, Sophie Marcotte (2019)
Comme à son habitude, devant et derrière la caméra, Sophie Bédard Marcotte fait une virée de Montréal à Los Angeles à la recherche de l’inspiration… et de Miranda July. Dans ce road-movie atypique, les gens qu’elle rencontre sont excentriques, le cadre est kitsch et sublime, les confessions sont intimes et les questions existentielles. C’est un vrai plaisir de retrouver l’humour tendre de Winter Claire dans ce récit sensible et réaliste à propos des souffrances liées à la création artistique et des plaisirs de l’amitié.

 

uhsfuhsfUn homme sage-femme, Martine Asselin (2018)
Louis Maltais aime les défis. À 27 ans, cet ancien artiste de cirque commence une formation pour devenir le premier québécois à travailler en tant que sage-femme. Pendant quatre ans, ce film suit Louis dans cette quête initiatique. Au-delà du travail de sage-femme, ce film présente une histoire universelle sur la transformation profonde d’un individu résolu à vivre son rêve en dépit des épreuves, des doutes et des préjugés.

 

A tous ceux qui ne me lisent pas, Yan Giroux (2018)
Toute sa vie, Yves se consacre à l’écriture de la poésie, quelles qu’en soient les conséquences pour lui et son mode de vie. Après une rencontre fortuite lors d’un événement organisé pour le lancement d’un livre, Yves, désormais d’âge moyen, entre comme un ouragan dans la vie de Dyane, une graphiste qui s’enthousiasme pour ses charmes et qui l’invite à habiter chez elle. Son fils Marc désapprouve tout de suite cet inconnu excentrique qui partage le lit de sa mère. Cependant, l’ado studieux ne tarde pas à trouver attirantes les manières rebelles d’Yves, et inspiré par le poète débraillé, il commence à découvrir ses propres facettes artistiques. Entretemps, Yves se sent de plus en plus piégé et il décide de faire peau neuve. Mais est-ce trop tard ? Librement inspiré de la vie et de l’œuvre du poète québécois Yves Boisvert (1950-2012), le premier long métrage de Giroux est un conte impressionnant sur la quête assez singulière d’un homme pour le sens de la vie.

 

La chute de Sparte, Tristan Dubois (2018)
Un adolescent, timide mais intelligent, trouve un certain réconfort dans la lecture et la musique. Jusqu’à une dispute avec un grossier joueur de football qui le force à quitter son auto-isolement. La mythologie grecque et la littérature québécoise peuplent son imagination, qui est représentée dans le film par une série d’effets visuels fantastiques. Mais à la fin, Steeve ne peut pas faire abstraction de toutes les pressions du lycée, que l’on découvre à travers ses tentatives maladroites pour sortir avec quelqu’un, tenir tête à un harceleur, ou encore surmonter le suicide d’un camarade.

 

 

Courts-métrages de Moustapha Alassane

Bon Voyage (5 min ; 1966) ; ​Le Retour d'Un Aventurier34 min (1966) ; ​Kokoa (14 min ; 2001) ; ​Samba Le Grand (​14 min ; 1966)  
Grande figure du cinéma du Niger nouvellement indépendant des années 60 et 70, Moustapha Alassane aime raconter des histoires fantastiques, sans pour autant se perdre dans une imagination fertile déconnectée des actualités. Ses films – films d’animation (les premiers de l’Afrique sub-saharienne), fictions, études ethnographiques – sont tous imprégnés des rituels et des traditions nigériennes. Alassane mêle subtilement satire mordante et fables charmantes et ses premiers films lui ont valu l’admiration de ses pairs et ont mené à des collaborations avec l’animateur Norman McLaren, le documentariste Jean Rouch, et Zalika Souley, l’une des plus grandes actrices d’Afrique. Chef de fil d’une des plus riches traditions filmiques d’Afrique, convaincu qu’une intelligence anti-colonialiste puissante peut s’exprimer à travers un art léger.

Co-programmé par Amélie Garin-Davet. Avec le soutien des Services Culturels de l’Ambassade de France.

 

Ce magnifique gâteau ! Marc James Roels & Emma De Swaef (2018)
Cette superbe animation en stop-motion est une anthologie de la colonisation de l’Afrique à la fin du XIXème siècle, un des moments les plus brutaux de l’histoire coloniale belge. Elle est divisée en cinq contes qui présentent un roi un peu perturbé, un Pygmée qui travaille dans un hôtel de luxe, un homme d’affaires ruiné, un porteur perdu, et un jeune déserteur. Ce film capture la nature irréfléchie et cruelle du colonialisme dans un superbe style clair-obscur, rare pour un film d’animation.

 

Sélection de courts-métrages pour enfants (75 min) programmés par Eric Bilodeau, Directeur Artistique, Festival du Film pour Enfants de Providence

 

Maraude & Murphy, Hélène Ducrocq (8 min ; 2019)
Comment vivent les créatures quand on ne les voit pas ? Maraude et Murphy raconte l’histoire d’une nuit mouvementée dans la vie de deux chauve-souris. Une vie pleine de chasse aux insectes, de recherche d’aliments, et de tentatives pour toujours avoir une longueur d’avance sur leurs prédateurs…

 

Le Refuge de l’écureuil, Chaïtane Conversat (13 min ; 2019)
Une vieille femme qui ne jette rien collectionne des boîtes pleines de souvenirs dans sa maison qu’elle partage avec une colonie de cafards, devenus ses amis. Sa petite-fille, qui l’adore, lui rend visite chaque mercredi pour écouter les histoires qu’elle raconte autour de ces trésors. Mais la petite fille grandit, et l’espace s’épuise dans la maison en désordre.

 

Tout là-haut, ​Martina Svojíková (12 min ; 2019)
Une famille de girafes passe ses vacances dans une forêt lointaine. Le girafon se perd et rencontre des animaux de la forêt. Mais un écureuil qui a mauvais caractère ne semble pas du tout prêt à accepter ce nouveau venu. Lorsque les autres voient qu’il est non seulement gentil mais aussi intelligent, il se fait rapidement accepté par le groupe, au grand mécontentement de l’écureuil grognon.

 

Grand Loup & Petit Loup​, Rémi Durin (14 min ; 2018)
Grand Loup est content de vivre seul sous son arbre. Un jour, il voit Petit Loup s’approcher de lui, bien déterminé à lui tenir compagnie. Mais Grand Loup n’a pas besoin de sa compagnie. Il aime sa vie tranquille avec sa routine. Du moins, c’est ce qu’il pensait… Adapté librement du livre pour enfants de Nadine Brun-Cosme & Olivier Tallec, publié par Flammarion jeunesse.

 

 

C’est moi le plus beau, ​Anaïs Sorrentino & Arnaud Demuynck (6 min ; 2018)
Un beau matin, M. Wolf se réveille d’une humeur extraordinaire. Il se fait beau et part en promenade pour que tout le monde puisse l'admirer et confirmer qu’il est effectivement la plus belle créature qui soit. Il va bientôt être cruellement déçu… Adapté du livre C’est moi le plus beau de Mario Ramos, Editions l’école des loisirs / Pastel, 2006.

 

Petite étincelle, ​Julie Rembauville (3 min ; 2019)
Une petite souris habite au milieu de livres et de leurs aventures épiques. Quand la bougie s’éteint et quand la boîte d’allumettes est vide, c’est l’occasion pour elle de vivre une aventure dangereuse à travers la maison, à la recherche d’une petite étincelle.

 

Ceci n’est toujours pas une pipe, ​Simon Medard & Siona Vidakovi (7 min ; 2019)
C’est l’effervescence au musée : un artiste désireux de se venger se prépare à présenter son œuvre ultime.

 

Athleticus : Gardien de gymnase​ (2 min ; 2019)

 

Mon papi s’est caché, Anne Huynh (7 min ; 2018)

 

Traductions de : Yasmeen Gaber, Ana Guimaraes, Olivia Howe, Maisy Meyer, Kavya Nayak, Erin Osman, Jourdan Smithwick, et Hilary Wang